En ces jours, tandis que l’on court faire les préparatifs pour la fête, nous pouvons nous demander : « Comment est-ce que je me prépare à la naissance du Fêté ? » Une façon simple et efficace de se préparer est de faire la crèche.
Les bergers de la crèche sont ceux qui accueillent la surprise de Dieu et vivent leur rencontre avec lui dans l’émerveillement, en l’adorant : dans leur petitesse, ils reconnaissent le visage de Dieu.
Le jour de joie arriva, le temps de l’allégresse commença. On convoqua les frères de plusieurs couvents des environs. Hommes et femmes, les gens du pays, l’âme en fête, préparèrent, chacun selon ses possibilités, des torches et des cierges pour rendre lumineuse cette nui qui vit se lever l’Astre étincelant éclairant tous les siècles. En arrivant, le saint vit que tout était prêt et se réjouit for. On avait apporté une mangeoire et du foin, on avait amené un âne et un bœuf. Là, vraiment la simplicité était à l’honneur, c’était le triomphe de la pauvreté, la meilleure leçon d’humilité ; Greccio était devenu un nouveau Bethléem.
L’émerveillement de Marie, l’émerveillement de l’Eglise est plein de gratitude. La gratitude de la Mère qui, en contemplant son Fils, sent la proximité de Dieu, sent que Dieu n’a pas abandonné son peuple, que Dieu est venu, que Dieu est proche, c’est Dieu-avec-nous !
Bethléem, c’est le tournant pour changer le cours de l’histoire. Là, Dieu, dans la maison du pain, naît dans une mangeoire. Comme pour nous dire : me voici tout à vous, comme votre nourriture. Il ne prend pas, il offre à manger : il ne donne pas quelque chose, mais lui-même. A Bethléem, nous découvrons que Dieu n’est pas celui qui prend, mais celui qui donne la vie.

